Cursus PDI

Maquette et description des UE

Le parcours PDI est rattaché à la mention Sociologie du master de Sciences Sociales, co-accrédité par l’EHESS et l’ENS-PSL. Ouvert depuis octobre 2019, il vous propose un cadre de formation original à l’anthropologie, l’histoire et la sociologie, avec une ouverture vers d’autres disciplines comme la science politique ou l’économie. Formation à la recherche par la recherche, dans une perspective internationale, il met l’accent sur l’acquisition de savoir-faire spécifiques, notamment grâce à des ateliers de recherche et à des stages de terrain où vous pourrez vous familiariser avec des matériaux statistiques, archivistiques, ethnographiques ou encore numériques.
Le premier niveau du parcours (M1) renforce vos connaissances dans les trois disciplines qui font le socle de PDI, et vous permet d’acquérir des méthodes d’enquête.
Le deuxième niveau (M2) vise à consolider votre apprentissage de l’écriture scientifique et vos compétences professionnelles en matière de recherche. 
Sous la maquette, vous trouverez un descriptif de chaque Unité d’enseignement (UE).

MASTER 1

Approches anthropologiques – S1 – 24h, 3 ETCS
Julien Bonhomme, maître de conférences à l’ENS-PSL
Contact : julien.bonhomme[at]ens.fr

Ce cours est destiné aux étudiants de 1e année du master PDI, mais est ouvert à d’autres étudiants dans les limites des places disponibles et sur demande à l’enseignant. Il présente les diverses options théoriques, principaux concepts et grands thèmes de la recherche en anthropologie, en s’appuyant sur la lecture croisée de textes classiques et contemporains, accompagnée d’une mise en perspective historique ainsi que d’une réflexion critique. Cette présentation est illustrée par des études de cas tirées de différents champs thématiques et de différentes aires culturelles. Exemples de thèmes abordés : La culture, les cultures (Matrice conceptuelle de l’anthropologie ?) Y a-t-il des ethnies ? (Identité et relation sociale) A quoi sert un rituel ? (Fonction sociale) Qui épouser ? (Structures et stratégies matrimoniales) La parente biologique est-elle une construction sociale ? (Nature/Culture) Systèmes, symboles et stratagèmes (Anthropologie politique) Les acteurs économiques sont-ils rationnels ? (Anthropologie et économie) Les sociétés froides sont-elles chaudes ? (Anthropologie et Histoire)

Lectures en histoire – S1 – 24h, 3 ETCS
Blaise Wilfert-Portal, maître de conférences à l’ENS-PSL
Contact : blaise.wilfert[at]ens.fr

Ce cours, donné dans le cadre su M1 du Master PDI mais ouvert à tous ceux qui veulent le suivre (à condition d’une inscription auprès de l’enseignant), s’adresse aux étudiants qui souhaitent s’initier aux tendances récentes, depuis les années 1970, de l’historiographie occidentale, notamment dans la perspective de ses interactions avec les sciences sociales. Il s’agit d’un cours de lectures de textes fondamentaux, choisis pour leur appartenance aux différents courants et manières de faire historiographiques des quarante dernières années, et qui ont tous à la fois une sorte de dimension empirique (l’enjeu étant de voir, sur des terrains, des objets et des sources précises, des recherches à l’oeuvre) et une longue portée théorique et critique. Fondé sur le principe de la « classe inversée », il consiste en séances de travail intensives autour du texte, à partir d’un exposé en groupe par une fraction de la classe, de notes de lectures individuelles envoyées au professeur par une autre partie de la classe, et d’une discussion dense avec le professeur sur l’auteur, le contenu thématique du texte, le contexte historiographique de sa production, les méthodes d’enquête qui s’y déploient, ses limites et sa postérité.

Lectures en sociologie – S1 – 24h, 3 ETCS
Arnaud Pierrel, AGPR au Département de Sciences sociales de l’ENS-PSL
Contact : arnaud.pierrel[at]ens.fr

Conçu comme un atelier de lectures, ce cours entend poursuivre un double objectif. Il s’agit d’une part d’initier à la lecture sociologique de textes sociologiques, à savoir une lecture attentive aux soubassements empiriques des résultats et aux modalités de l’administration de la preuve. D’autre part, l’ordonnancement des séances s’articule autour de certaines opérations fondamentales de la recherche sociologique, amenant ainsi les étudiant.e.s à réfléchir à leur transposition sur la construction de leur propre objet de recherche, l’analyse de leurs matériaux et la production de leurs résultats.
Chaque séance se déroule autour de la mise en regard de deux textes, présentés dans un premier temps lors d’un exposé d’un binôme d’étudiant.e.s, puis approfondis par la discussion collective. Celle-ci a notamment pour but de confronter les textes étudiés aux enquêtes en cours des étudiant.e.s du master (comparaison de démarche d’enquête, opérationnalisation des notions, etc.).

Approches interdisciplinaires – S1 – 24h, 3 ETCS
Genre et classes populaires

Anaïs Albert, Anne Jusseaume, Fanny Gallot, Eve Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille et Mathilde Rossigneux-Méheust
Contact : groupe.gcp[at]gmail.com

Une séance introductive est consacrée à la présentation des objets, des méthodes, et des terrains.
La séance 2, Apprendre son genre et sa classe, pose la question centrale de l’apprentissage du genre et de classe pour les filles et les garçons des classes populaires. En historicisant les processus de socialisation, elle propose de mettre en évidence les espaces et les dispositifs formels et informels qui contribuent à construire l’identité et le sentiment d’appartenance des enfants des classes populaires.
La séance 3, Migrer, est dédiée à la question des migrations comme un phénomène structurant des classes populaires en relation avec les mécanismes de domination coloniale et post-coloniale et la fabrication de la race.
La séance 4, Joindre les deux bouts/Sur-vivre, propose d’étudier les dimensions genrées de la misère sociale et de la précarité économique dans les milieux populaires en s’intéressant aux contraintes et aux expériences liées à la nécessité de “joindre les deux bouts”. Après avoir montré la manière dont la misère sociale touche différemment les hommes et les femmes, il s’agira de comprendre en quoi le couple et la famille fonctionnent comme des espaces-ressources où s’observent une répartition genrée des tâches économiques destinées à assurer la survie du foyer. Aussi, nous aborderons les logiques morales qui sous-tendent les politiques d’assistance menées à destination des classes populaires et nous interrogerons sur le rapport des hommes et femmes de classes populaires à cette morale et aux institutions qui l’incarnent. 
La séance 5, Travailler, a pour objet l’étude de la division sexuée du travail dans les sociétés occidentales modernes et contemporaines (XVIIIe-XXIe siècles). En interrogeant celle-ci à l’aune du genre et des classes populaires, il s’agira de penser l’expérience laborieuse (qu’il soit rémunéré ou non, dans la sphère professionnelle ou la sphère domestique) par-delà l’opposition domination/subversion à l’aide du concept d’agency et d’apprécier les frontières poreuses du travail.
La séance 6, Faire du sexe, propose d’interroger la fabrique des différences socio-sexuées à l’aune des questions de sexualité. Dans le sillage des études féministes et des travaux de Michel Foucault, la sexualité est envisagée comme un phénomène éminemment historique pris dans des rapports de pouvoir et des dispositifs de contrôle. Ce qui constitue une bonne sexualité, les institutions qui l’encadrent, la définition des identités sexuelles, les pratiques et les relations qui en découlent sont autant de pistes pour apprécier les expériences des hommes et des femmes des classes populaires.
La séance 7, Croire, a pour objectif d’étudier les croyances et pratiques religieuses des hommes et femmes des classes populaires. En prenant d’une part la religion comme objet, et d’autre part en faisant du religieux une catégorie d’analyse, croisée avec la classe et le genre, il s’agira de voir comment les hommes et femmes des classes populaires s’approprient la religion, mais aussi de voir dans quelle mesure le religieux structure, renforce ou permet de subvertir les normes de genre et de classe.
La séance 8, Contester, reviendra sur les mobilisations collectives des classes populaires (émeutes, grèves, syndicalisme, manifestations) au prisme du genre du XVIIIe siècle au très contemporain. Pour la période plus contemporaine, le genre du militantisme sera interrogé à la fois du point de vue du militantisme ouvrier mais également à propos d’actions collectives menées au nom du travail domestique ou de la famille.
Evaluation : exposé oral de vingt minutes avec rendu papier sur un fonds d’archives dans le cadre d’une des séances thématiques.
Présence requise à l’ensemble des séances.

Séminaire thématique – S1 – 24h, 6 ETCS
A choisir dans la liste de Séminaires conseillés remise en début d’année.

Langue vivante / FLE – S1 – 24h, 3 ETCS
Ces cours peuvent être pris indifféremment à l’EHESS, à l’ENS-PSL (ECLA) ou à l’INALCO.

L’offre de cours de l’EHESS est accsesible à partir des liens suivants :  
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2012/ue/43/
http://bdl.hypotheses.org/

L’offre de cours de l’ENS et accessible à partir du site de l’Espace des Cultures et Langues d’Ailleurs (ECLA) : 
www.ens.fr/ecla/

Stage de terrain ethnographique – S1 – 24 h, 12 ECTS
Alexis Spire, directeur de recherche au CNRS
Contact : alexis.spire[at]ehess.fr

Véritable formation pratique au travail d’enquête, le stage de terrain ethnographique constitue l’une des spécificités du parcours PDI. Encadrés par des chercheurs en sociologie, anthropologie et science politique, les étudiant.e.s participent durant une semaine à une enquête collective. 
Le stage de terrain aura lieu à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais) du 18 au 24 octobre 2020.

Archives et sources – S2 – 24h, 6 ECTS
Gaïd Andro, maîtresse de conférences à l’ESPE de Nantes et Muriel Cohen, docteure en histoire à Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Contact : murielcohen_c[at]hotmail.com

L’enjeu du séminaire « archives et sources » est d’initier les étudiants en sciences sociales aux méthodes et aux sources de l’historien-ne qui leur permettent de reconstituer le passé, en particulier les archives. Quelles sont les sources utilisées pour faire de l’histoire sociale ou l’histoire sociale du politique ? Quelles méthodes pour les traiter ? Comment faire l’histoire des populations qui ne prennent pas la parole et celle des pratiques politiques ? Au-delà du contenu des archives, les historiens s’intéressent à leur mode de production, de conservation et à leurs producteurs. À travers les interventions de nos invités et des lectures, des questions diverses seront abordées, des migrations à la sexualité en passant par la ville, avec des approches et des échelles variées (histoire transnationale, histoire quantitative, socio-histoire, microhistoire). Le cours portera sur les archives du XIXe et du XXe siècles.
Ce séminaire ne nécessite pas de pré-requis. Les étudiants devront rechercher, dépouiller et analyser un carton d’archives en rapport avec leur sujet de master pour valider.

Statistiques descriptives en sciences sociales – S2 – 24h, 3 ECTS
Pauline Vallot, doctorante
Contact : pauline.vallot[at]ens.fr

La lecture de tableaux et graphiques statistiques produits par d’autres est une étape incontournable de toute recherche en sciences sociales. Cela nécessite de comprendre comment sont construits les outils statistiques de base et à quelles questions scientifiques ils permettent de répondre. L’initiation théorique et pratique à ces techniques permet d’ouvrir la « boîte noire » des résultats chiffrés, et d’échapper ainsi au double écueil du fétichisme et du scepticisme à leur égard.
Le cours présente la diversité des méthodes permettant de décrire un jeu de données quantitatives, d’interroger leur représentativité, de mesurer l’association entre deux variables… Il enseigne leur mise en œuvre à partir d’exemples tirés d’enquêtes et d’exercices pratiques (sur Excel et sur R).      
Pré-requis : ce cours ne nécessite aucun prérequis en statistiques, mathématiques ou informatique. Il suffit d’avoir accès à Internet pendant les séances, par exemple par le biais d’Eduroam.

Méthodes ethnographiques – S2 – 24h, 3 ECTS
Johanna Siméant-Germanos, professeure des universités
Contact : johanna.simeant[at]ens.fr

Initiation aux méthodes ethnographiques (observation, enquête de terrain, entretiens ethnographiques) en terrain familier et en terrain éloigné. Lecture de textes, éléments d’histoire de l’ethnographie au sein des sciences sociales (entre sociologie et anthropologie, usages contemporains de l’ethnographie en science politique…),  réflexion collective sur la réflexivité dans l’enquête, le rapport aux enquêtés, la surinterprétation, les questions de confidentialité et de déontologie dans l’enquête…
Ce cours, articulé au stage de terrain ethnographique (Noeux-les-Mines, 18-24 octobre 2020) est destiné aux étudiants de M1 (et aux primo-entrants en M2) du parcours PDI. Il peut être ouvert à d’autres étudiants dans les limites des places disponibles, après demande à l’enseignante. 
Validation : exposé et note critique sur un ouvrage à dimension ethnographique.

Cycle Enquête – S2 – 24h, 6 ECTS
Initiation à l’enquête collective
à choisir dans la liste d’Ateliers de recherche remise en début d’année
– Fabrique des données quantitatives
– Analyse factorielle et classifications CM
– Analyse factorielle et classifications TP
– Régressions multiples CM
– Régressions multiples TP
proposés au S2 du parcours QESS (2 sur 5, au choix)

Atelier Mémoire et rédaction d’un mini-mémoire – 24h, 15 ECTS
Johanna Siméant-Germanos, et Jean-Marc Goudet,
Contact : johanna.simeant[at]ens.fr

MASTER 2

Readings in the Social Sciences (en anglais) – S3 – 24h, 6 ECTS
Siri Lamoureaux,
Contact : lamoureaux.siri[at]gmail.com

This course introduces students to a broad array of contemporary  
debates in anglophone social science. The course is organized around  
weekly readings and discussions that consider major themes and trends  
of anthropology, sociology and history. Students will be able to  
summarize and discuss issues including the following overarching  
theories: modernity, nationalism, the state and neoliberalism,  
(post)coloniality and (de)coloniality, globalization, agency etc., and  
how these are brought into in various concerns including: gender and  
feminism, migration, citizenship, disease and medicine,  
human-environment relations, technology and digital communication,  
language and society, and the occult. Each theme week will be the  
responsibility of 2-3 students that work together on a topic,  
presenting a review and a critique on the texts, and manage an  
in-class discussion.

Module de professionnalisation – S3 – 18h, 3 ECTS
Après le master
Alexis Spire, directeur de recherche au CNRS
Contact : alexis.spire[at]ehess.fr

L’objectif de ce séminaire obligatoire, validé par la présence, est d’aider
les étudiant.e.s à réfléchir aux perspectives qui s’ouvrent à eux à l’issue du M2.
Les premières séances sont consacrées à la préparation d’un projet de thèse dans tous les aspects que cette activité comporte (recherche de financements, rédaction du projet, choix d’un directeur…), ainsi qu’à la publication d’articles.
Les deux dernières séances consistent en une présentation de différents parcours professionnels possibles en dehors de l’enseignement supérieur et la recherche. Il s’agit par-là d’ouvrir aux étudiant.e.s des perspectives professionnelles dans le monde socio-économique, hors recherche et milieu universitaire.

Cycle Interdisciplinarité en action – S3 – 18h, 3 ECTS
Benoît de l’Estoile, directeur de recherche au CNRS et Jean-Marc Goudet, post-doctorant
Contact : benoit.de.l.estoile[at]ens.fr

Ce cycle confronte les perspectives disciplinaires autour d’objets de recherche.

Cycle Auteurs – S3 – 18h, 3 ECTS
Claude Didry, directeur de recherche au CNRS
Contact : claude.didry[at]ens.fr

Le cycle Auteurs vise à renforcer les bases théoriques et méthodologiques mobilisables dans des travaux empiriques, à partir d’un retour sur des auteurs « classiques », en insistant sur la portée interdisciplinaire de leurs apports.
Cette année est consacrée à Durkheim et sa politique de la méthode en sciences sociales. L’objectif du cours est de présenter la sociologie durkheimienne à partir de ses dimensions méthodologiques, en envisageant ses développements théoriques dans un ensemble de champs. Après une première séquence sur l’œuvre « en situation », une seconde séquence fera intervenir des spécialistes mobilisant Durkheim dans différents secteurs des sciences sociales (philosophie, droit, éducation, anthropologie).
Pour des raisons pédagogiques et logistiques, le séminaire est limité à 20 places.

Séminaire thématique – S3 – 24h, 6 ETCS
A choisir dans la liste de Séminaires conseillés PDI remise en début d’année.

Atelier de recherche – S3 – 24h, 9 ECTS
A choisir dans la liste d’Ateliers de recherche PDI remise en début d’année.

Séminaire thématique – S4 – 24h, 6 ETCS
A choisir dans la liste de Séminaires conseillés PDI remise en début d’année.

Atelier Rédaction et soutenance d’un mémoire de recherche – S4 – 24 ETCS
Johanna Siméant-Germanos, professeure des universités et Lise Bernard, chargée de recherche au CNRS
Contact : johanna.simeant[at]ens.fr